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Un peu d'histoire...
L'Amstrad CPC est une machine 8 bits à base d'un Z80 à 4MHz. Le premier de la
gamme fut le CPC464 en 1984, équipé d'un lecteur de cassettes intégré il se
plaçait en conccurent du Commodore C64 beaucoup plus compliqué à utiliser et
plus cher. Ce fut un réel succès et sorti cette même années le CPC664 équipé
d'un lecteur de disquettes 3" intégré. Sa vie fut de courte durée
puisqu'en 1985 il fut remplacé par le CPC6128 qui était plus compact, plus soigné
et surtout qui avait 128Ko de RAM au lieu de 64Ko. Le CPC6128 balaya complètement
le Commodore C128 et le MSX qui n'ont jamais réussi à s'imposer en France.
En outre, tout comme les PC, le CPC fut frabriqué sous différentes marques ;
par exemple, en Allemagne, on parlait de Schneider CPC.
Ce fut ainsi les beaux jours jusqu'à la sortie de l'Atari ST520 en 1986 puis
de l'Amiga A500 en 1987. Malgré ces deux machines largement plus performantes
les Amstrad réussirent à se maintenir grâce à leur faible coût et à leur bonne
ergonomie. En 1990 Amtrad décide de renouveller sa gamme et sort les 464plus
et 6128plus compatibles avec leur nouvelle console, la GX4000. Ces machines
n'eurent réellement du succès qu'en France mais n'ont pas survécus, en 1992,
à la sortie de l'Amiga A1200 et à la chute du prix des PC (d'ailleurs initiée par la
société Amstrad elle-même ..). Les derniers éditeurs français ont abandonné
le CPC en 1993 et la dernière revue française, Amstrad Cent pour Cent, a mis
la clef sous la porte fin 1993.
Néanmoins la machine c'est pas morte pour autant et le développement n'a jamais
cessé depuis 1984 !
L'architecture...
L'Amstrad CPC est un petit bijou électronique ! Non pas que son architecture soit
révolutionnaire comme a pu l'être celle de l'Amiga A1000 en 1985 mais car c'est
bourré d'astuces ! L'ingéniosité d'implémentation des différents composants fait
certainement de l'Amstrad une des meilleures machines 8 bits sinon LA meilleure.
Côté vidéo il dispose de modes vidéo multiples et tout est paramétrable. Il y a
un mode basse résolution (ratio 160x200) en 17 couleurs, un mode moyenne résolution
(ratio 320x200) en 5 couleurs et un mode haute résolution (ration 640x200, unique
en 1984 !) en 3 couleurs. La palette est constitué de 27 couleurs RVB. Il existe
de plus un mode entrelacé qui permet d'afficher sans broncher du 800x600 et le
chipset vidéo permet de bibouiller pour le faire en 27 couleurs au lieu de 3. Il
est également possible de balayer en mode PAL, NTSC ou même VESA ! La RAM vidéo
peut aller jusqu'à 64Ko et il est permis de faire des scrollings hard horizontaux
et verticaux, des ondulations d'écran hard, etc...
Côté RAM et ROM la machine dispose d'une MMU (le Gate Array) relativement souple
qui permet de gérer jusqu'à 512Ko de RAM et 4Mo de ROM alors que le Z80 ne peut
en adresser que 64Ko. Tout un tas de commutation est possible : il est par exemple
commun de commuter une ROM en lecture et une RAM en écriture et ce à la même
adresse ce qui est très utile pour la RAM vidéo. De plus, la porte a été laissé
ouverte quant à des évolutions éventuelles ce qui permet de customiser un CPC
jusqu'à plusieur Mo de RAM sans soucis.
Côté son le CPC dispose du même chip que l'Atari ST. C'est certes nettement
moins performant que le processeur SID du C64 mais bien exploité il donne des
résultats honorables. Il offre 3 canaux FM avec volume, fréquence et niveau de
bruit blanc réglable. Il dispose également d'un générateur d'enveloppes de volume
hard et permet de jouer des samples selon une échelle logarithmique 4 bits.
Le Système d'Exploitation
Le CPC est dès le départ une machine multiOS puisqu'elle dispose de 2 OS. Le
premier, entièrement en ROM, fut développé par Locomotive Software et est sans
conteste l'un des meilleurs OS existant sur machines 8 bits (il n'a même pas
grand chose à envier à l'OS de l'Atari ST). L'interface de base par défaut pour
exploiter cet OS est un Basic, le Locomotive Basic. Il est relativement
puissant et rapide mais il existe tout un tas d'autres interfaces graphiques
ou non. Mais le point le plus intéressant de cet OS est son système de ROMs ;
en effet, par l'adjonction de ROMs dans des boîtiers d'extension externe on
peut simplement augmenter les fonctions du système sans altérer la RAM. De
nombreux programmes sont d'ailleurs disponible autant en version disk qu'en
version ROM ; ainsi, dès le demarrage, ont dispose par exemple d'un
traitement de texte ou d'un assembeur sans avoir eu à faire aucun chargement :
c'est plus rapide qu'un disque dur !
Le second OS n'est que partiellement en ROM, c'est le CP/M de Digital Research
(le truc que Microsoft a copié pour faire son MS-DOS). Il s'agit là d'un OS
réservé à usage professionnel qui permet d'utiliser tous les logiciels prévus
pour CP/M 8 bits sur CPC à savoir dBase, Multiplan, le Turbo Pascal, le Langage C,
etc...
De fait le CPC est la machine 8 bits bénéficiant du meilleur OS !
Et le CPC+ alors ?
Il s'agit là d'un CPC amélioré. Il dispose de 16 sprites hard zoomable en
15 couleurs avec gestion de la transparence, d'une palette de 4096 au lieu de
27, de 3 canaux DMA pour la gestion du son (ce qui permet de jouer de la musique
FM, des samples et même d'émuler les sons SID du C64 sans occuper le processeur),
de diverses facilités pour la gestion des scrollings hard, des interruptions, etc...
En fait, c'est une bonne machine ; on peut même affirmer qu'il s'agit de la machine
8 bits la plus puissante jamais conçue, mais elle est sortie beaucoup trop tard. Alors
qu'il existe des milliers de programmes pour CPC il n'y en a que quelques dizaines
pour le CPC+ ; heureusement il est 99% compatible CPC. Le gros hic vient de l'OS
qui n'a pas évolué depuis le CPC6128 et qui ne gère absolument pas ces nouvelles
fonctionnalités. Mais la machine est depuis peu enfin reconnue par la scène et
cette adoption va faire arriver tout un tas de nouveaux programmes.
Notre matériel informatique en usage...
A la Rédac' nous disposons d'un CPC6128 type 1 équipé d'un lecteur 3"1/2, d'une
Multiface II+, d'un Romboard (boîtier d'extension ROM), d'une souris AMX, d'une Soundplayer+,
d'un digitaliseur vidéo VIDI-CPC, d'une imprimante Canon BJ200ex et d'un Scanner DART
couplé à une imprimante DMP2160. Il s'agit de notre ordinateur principal qui sert
principalement à la PAO de Quasar CPC et comme machine de développement logiciel. A ses
côté se trouve un CPC664 avec lecteur externe FD1 qui ne sert que de temps en temps pour quelques essais.
Depuis quelques temps maintenant, ces bons vieux CPC ont trouvé de la compagnie en la
présence d'un CPC6128 monté en tour grâce à la CPC-ISA Card de Siou
(cf. Quasar CPC 17). Ce CPC custom est équipé d'une Ramcard et d'un lecteur 3"1/2,
mais surtout, sur la CPC-ISA Card, d'une SoundBlaster Pro2 et d'une carte Multi-IO
avec lecteur 3"1/2 HD, disque dur IDE, lecteur CD-ROM Atapi, souris PC et très bientôt
modem. Il sert essentiellement pour nos divers essais logiciels et matériels. Parallèlement,
un valeureux Amiga A1200/060 trône non loin du CPC.
OffseT possède un 6128plus avec lecteur 3"1/2,
Multiface II+, souris AMX et Ramcard (boîtier d'émulation de ROMs d'extension) ; c'est
notre principal ordinateur de développement. A coté, il y a également un
Amiga A1200/030 (monté en serveur avec dynAMIte, BOT IRC, ftp, http, etc.),
un Amiga A4000/060 (pour les démos et les jeux Amiga) et un Pegasos2/G4 sous
MorphOS pour toutes les petites activités quotidiennes.
Zik possède quant à lui un 6128plus avec lecteur 3"1/2, Romcard
(également une bonne configuration de développement) mais aussi un Amiga A4000/060 (pour l'internet)
et un PC (pour la conception des cartes électronique, la musiques, etc.).
Tony, s'éclate avec un CPC6128 type 0, un
6128plus, un lecteur 3"1/2 et une Multiface II+, ainsi qu'un Amiga
A4000/060, un Amiga A1200/060 et, malheureusement, un PC.
Barjack, en parfait tocard, ne possède qu'un vulgaire PC.
SNN est l'heureux propriétaire d'un 6128plus avec lecteur 3"1/2
et d'un PC.
Bilbo, le fourbe, ne possède désormais plus qu'un PC.
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